23 octobre 2006
Suis-je où?
Mon entretien avec ma chaîne de télé TNT, s'est passé... Je dirais qu'il s'est bien passé, mais je ne le sens pas. Problème de feeling? Problème de déstabilisation sûrement. Le mec a voulu me coincer sur ma vision de ce que doit être un journal télévisé (or cette chaîne n'a pas de JT traditionel, donc a priori on s'en fout).
Je lui ai raconté des flaques de niaiserie, j'ai pas su argumenter, j'étais surprise, je n'ai pas été bonne. Aie.
Et puis je comprends rien à leur façon de sélectionner: presque rien sur mon parcours, rien sur mes objectifs professionels, rien sur ce que je pense de leur chaîne, rien sur ce que je peux leur apporter, mes centres d'intérêts, sur ma vision du journalisme (le journalisme c'est pas QUE le JT selon moi), rien... sauf du remplissage de vide.
Du coup je pense que mes chances sont faibles, d'autant plus que je ne dois pas être la seule sur la liste.
C'est nul, bad, cheap, pourri. I'm sad, et en plus je me mets à parler anglais, c'est très mauvais signe!
14 octobre 2006
La tête et le pied!
Quel bonheur ce métier!
Un jour dans un château sublime à sympathiser (ou à faire semblant) avec des descendants de Louis 14 et/ou des anoblis de dernière minute (cf: 2nd régime). La veille, essayer de comprendre le refus d'une directrice d'école de faire participer une mère voilée aux activités de la classe de sa fille. Le lendemain, dialoguer avec des soldats première classe et un général 4 étoiles à propos de l''avenir de l'armée en France. Le sur-lendemain, se faufiler dans les coulisses d'un opéra, assister à une représentation divine, et finir sur l'interview d'un chanteur italien tout aussi divin. Le sur-sur lendemain, informer sur les dommages collatéraux d'un Xième plan social, sans prendre parti, sans arriver avec ses a priori appris à la téloche et/ou chez les gauchistes hardos et/ou chez les droitiers de fortune...
Quel autre métier nous permet ça? Dans quel autre métier, peut-on passer d'un monde à l'autre, faire le pont entre des personnes qui ne se rencontreront malheureusement jamais? Dans quel autre métier on peut apprendre autant, tous les jours? Dans quel autre métier, on a comme consigne de toujours devoir se renouveler, comme ordre de ne pas s'ennuyer?
Je crois avoir de la chance. La chance de pouvoir me lancer dans une profession que j'ai choisi. Un truc, une passion.
J'avoue que j'ai peur, de ne pas être à la hauteur; de ne pas toujours avoir le courage d'aller au bout de mes idées, de les défendre bec et ongle, au prix de la tranquilité de ma vie agréable de petite française qui s'habille chez H&M et mange des sushis une fois par semaine; peur de m'assoupir dans ce que deviendront "les habitudes professionelles", de plus distinguer l'info-brouillard, de la vraie info à suivre, genre: "Poutine décoré de la plus haute insigne de l'Etat français, par son ami Chirac il y a deux semaines"... Peur de me faire prendre dans ce rythme effréné de l'info d'aujourd'hui, de pas avoir le temps de vérifier les sources, les faits, les chiffres, et de me retrouver comme un imbécile avec des erreurs lourdes de conséquences, et devoir expliquer que "z'é pô fais exeupré"...

Je me rends compte des responsabilités d'un journaliste. J'en prends la mesure aujourd'hui, et je le souhaite pout longtemps. Putain de serment avec moi-même. En direct live avec vous.
A suivre.
09 octobre 2006
2000+1

Son nom ne m'était pas familier. Mais j'avais rencontré très furtivement Anna Politkovskaïa à Grenoble, début 2006 lors d'un colloque sur les médias et l'humanitaire.
Elle avait fait une intervention remarquée, exposant ses impressions et son expérience en Tchétchénie. Elle s'était plainte de la traductrice dont elle avait ressenti la lenteur et l'infidélité à ses propos. Elle avait jeté le froid dans une salle de 1500 places.
On avait ressenti sa rigueur, sa détermination, et sa lucidité intimidante. Son exigence envers son pays et le journalisme.
Au delà du choc conjoncturel, son assassinat est une nouvelle catastrophe, le jour même de l'inauguration d'un Mémorial en l'honneur des 2000 journalistes morts depuis la deuxième guerre mondiale dans l'exercice de leur fonctions. Ironie suprême.
Sa mort est injuste. Dégoûtante. Un vide de plus en Russie. Et ailleurs.
Un journaliste assassiné et c'est la fatalité qui nous envahit; quelques heures seulement. Après vient l'engagement. Dans notre vie. Et ailleurs.
Anna Politkovskaïa.
08 octobre 2006
La Fête de l'Huma (II)
Certains m'ont fait remarqué à juste titre que j'avais oublié la deuxième partie de cet article... En effet j'ai oublié.
Ou plutôt, je crois que j'avais dit le plus marquant. Parce-que les discours dogmatiques et attendus, l'internationale chantée en choeur la main haute, et la présence du PC chinois, j'avoue que je préfère passer... dessus... tel un char sur Tien-an-men... des petits points, voilà ce que ça m'inspire.
Mais très sympa sinon! :)
Heureusement qu'il y avait Bénabar, déluré et délirant. Super efficace. Super doué.
La fête de l'huma?? Une bonne chose de faite.
05 octobre 2006
yiiihaaaaaaaa!!!!
Oulala ça chauffe!
Non je ne parle pas de la planète, ça tout le monde le sait, et d'ailleurs on s'est tous mis a arrêter de prendre sa caisse pour acheter le pain, de prendre la douche plutôt que le bain, de trier les ordures verre/biodégradable/plastoc, et on a tous signé le défi pour la terre, hein hein???
Non, je parlais d'un truc beaucoup plus intéressant et original: moi! Wow... J'ai un entretien avec une bonne chaîne de la TNT... pour un contrat de professionalisation!! Après tous les refus, les pas-de-réponse, et les "déjà-pris", c'est je crois ma dernière chance de faire ce foutu contrat!!! Je raconterai, j'te jure la vérité.
Et comme dirait la désormais impertinente 'cause Canalplussienne Laurence Ferrari: "Ciao".
02 octobre 2006
Charlotte le Gris de la Salle
Pour ses lancements originaux qui me réconcilient avec le langage trop souvent formaté et pompeux du JT. Pour sa classe de brunette pétillante. Pour sa voix, légèrement rauque qui lui donne une réelle "assise". Parce-qu'elle fait simplement son boulot de mettre en valeur l'info et pas l'inverse. Parce-que tout étant jeune, elle ne semble pas participer du jeunisme ambiant à la télé.
Oui, j'aimerais lui ressembler. Être aussi pro, originale, classe et jolie qu'elle. Sans en faire des tonnes. Charlotte, si j'étais pas un peu jalouse, je saurais me débarasser de mon orgueil, et te dire que je t'admire comme une gamine. Mais tu es trop presque parfaite et donc insupportable. ;)