Talons aiguilles, jean usé

Mon but: devenir journaliste. Le détail de mon parcours, les embûches, les succès, les rencontres. Les coups durs, les coups bas, les coups de poing, les coups de poker : à la conquête d'un nouveau monde...

09 octobre 2006

2000+1

A_Politkovskaia_0710_06

Son nom ne m'était pas familier. Mais j'avais rencontré très furtivement Anna Politkovskaïa à Grenoble, début 2006 lors d'un colloque sur les médias et l'humanitaire.

Elle avait fait une intervention remarquée, exposant ses impressions et son expérience en Tchétchénie. Elle s'était plainte de la traductrice dont elle avait ressenti la lenteur et l'infidélité à ses propos. Elle avait jeté le froid dans une salle de 1500 places.

On avait ressenti sa rigueur, sa détermination, et sa lucidité intimidante.  Son exigence envers son pays et le journalisme.

Au delà du choc conjoncturel, son assassinat est une nouvelle catastrophe, le jour même de l'inauguration d'un Mémorial en l'honneur des 2000 journalistes morts depuis la deuxième guerre mondiale dans l'exercice de leur fonctions. Ironie suprême.

Sa mort est injuste. Dégoûtante. Un vide de plus en Russie. Et ailleurs.

Un journaliste assassiné et c'est la fatalité qui nous envahit; quelques heures seulement. Après vient l'engagement. Dans notre vie. Et ailleurs.

Anna Politkovskaïa.

Posté par maanolia à 08:15 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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