29 septembre 2006
ESJ Lille: raboule le pognon!
Dois-je oser y croire??
L'ESJ Lille lance une télé-préparation à son propre concours... ... Pour la somme de 380 euros (ou 600 pour les deux sessions), on nous propose de nous préparer aux concours à distance. Plusieurs questions me viennent:
-N'y-a-t-il pas un conflit énorme d'intérêt et un problème de monopole: le fait que ce soit l'école elle-même qui forme les candidates à leur concours, implique pour les candidats que ce soit la préparation la plus sûre, puisque la leur!
-Comment ne pas s'assurer que les télé-candidats ne seront pas avantagés par rapport aux autres pour le concours... est-ce que les 380 euros (pour une seule session, 600 pour les deux) comprennent tous les petits tuyaux glissés en fin de mail par les tuteurs aux télé-candidats??
-N'est-ce pas choquant compte tenu du discours de cette même école, qui, le jour du concours il y a deux ans, s'indignait par la voie d'un enseignant, des prépas privées aux concours de journalisme qualifiées de "pompes à fric"???
-Est-ce que les frais d'inscription aux concours ne sont-ils pas déjà assez élevés comme ça?
-Est-ce le signe que la politique de sélection par l'argent n'est carrément plus un tabou?
J'entends d'ici les responsables de l'école me donner des conseils sur le journalisme après lecture de ce message. Je les vois déjà me demander d'être constructive et calme.
Le fondateur de cette école historique, Paul Verschave doit se retourner dans sa tombe. J'ai honte pour eux, et je suis triste pour l'ESJ.
26 septembre 2006
La fête de l'Huma (Part I)
Je ne l'avais jamais faite.

"Faire la fête de l'huma"... Étape initiatique du bon jeune français 15-25 ans qui veut changer le monde... et qui a faim!
On m'en avait parlé comme d'une gigantesque foire aux idées politiques, d'une macro bourse des échanges philosophiques... On m'avait aussi prévenue pour les grillades à chaque stand, pour les huîtres à la fédération PC de Loire-Atlantique, le Kébab au canard du Quercy, le mojito dégueulasse des fidels au bar cubain...
On m'avait mis au courant pour l'ambiance bon enfant, le mélange des genres entre discours politiques et politistes, les politesses feintes aux pissotières bondées. Les sourires solidaires des "sympathisants" qui se retrouvent après un an. Les bambins qui rient et pleurent dans la paille en attendant les frites. Les slogans gras harangués sur fond de chanson de Renaud. Les stars médiatiques de la gauche civile, les chefs de clans UNEF, SOS Racisme... qui se sentent bien, et qui ont le temps de discuter avec les passants, et... de leur faire signer des pétitions, comme au temps où ils étaient pas chefs.
Tout ça on m'avait dit. On m'avait dit que ça me plairait. Mais je n'aurais jamais compris.
Premier contact avec la "fête de l'huma": un voyage cosmique de dix minutes dans une navette, de la sortie du RER à l'arrivée au parc des expositions. Incursion violente, je préviens. Je vois deux places au fond du bus. Je me dis qu'elles sont pour moi et mon cavalier. Je m'y dirige donc. Je me pose et j'observe. Une bande de cinq-six jeunes délurés a pris d'assaut le fond du bus. Ils sont complètement grunges, très jeunes (16-17 ans), très sales (observation attentive des muqueuses et des ongles à l'appui... pas de jugement sans fondement!), alcolisés, percés en des endroits où j'aurais pas mis des trous personnellement, et pour la plupart leur braguette est ouverte, leurs boutons sont déboutonnés, leur lacets et leur gueule; défaits. Bon. Mais ouste les a priori, ils sont jeunes, ça leur passera. (Enfin... pour le gigantesque trou dans l'oreille causé pas un anneau de 2 cm de diamètres, faudra coudre quand même...)
Pour préparer sa soirée à la fête, l'un d'entre eux, déjà bien entamé sort une bouteille d'un liquide qui se finit sûrement pas -akoff ou -ikoff, en en verse dans un petit biberon. Le symbole est fort, le choc est brutal. Un gamin qui joue au gamin avec un liquide destiné à l'infantiliser encore plus... je me demande forcément s'il a envie de grandir.
Ses camarades hurlent comme des putois: ils manifestent leur joie.
Une potentielle jolie fille (je considère, mais c'est subjectif, qu'il y a plus sexy qu'un vieux froc XXL taché de ketchup, et qu'un visage habitué aux trous de piercings) se lève de sa place. C'est la belle de la bande, elle fait son numéro, et exhibe son animal de compagnie top cliché: un rat.
C'est fou cette tendance qu'on a tous à aimer se plier aux codes sociaux, me dis-je. La fille peut pas être plus cliché. Elle ne pourrait pas se mettre moins dans une case qu'elle ne le fait. Sous prétexte de vouloir sembler originale aux yeux des autres, de la société, elle en est en fait le pur produit, d'aucun vieux cons qualifieraient sans tarir de "déchet". 100% jeune rebelle authentique. Le style rebelle, le parler rebelle, les marques rebelles, la picole rebelle, la consommation rebelle, l'animal rebelle, la braguette rebelle. Mais tout en fait est ultra normé et rigide chez cette fille de 17 ans.

Un des symboles identificateurs de cette jeunesse. Le début du code.
Comment fera-t-elle me dis-je, le jour où elle devra se présenter devant un employeur, son oreille anormalement pendante et ses trous au visage? Elle lui dira quoi?
Dois-je insister sur la scène où la fille roule des patins à son rat, après lui avoir donné à manger du fromage? Des détails sur les fils de bave interminables entre le pauvre rongeur et le percing bucal de la gonzesse? Sur mon l'état de mon appétit après avoir assisté à ça??? Non?? Vraiment??!
23 septembre 2006
Star dans mon quartier
Dans ma rue, j'ai croisé:
-Sandrine Bonnaire, jolie pour de vrai, avec son mari
-Un animateur ex-M6, actuel France 2... un petit roux, je ne connais pas son nom
-Pascal Bruckner, le philosophe
-Un journaliste, mignon, jeune, vois plus qui c'est
-Joseph Macé-Scaron hier soir à la fromagerie... (le rédac-chef du Figaro)... mec que j'aime bien d'ailleurs. Très galant!
Question à 0,34 cents: où est ma future-ex rue? (Je déménage demain).
;)
18 septembre 2006
Sous les pavés...
Oui, je sais les amis.
Je vous délaisse. Complètement même. Et c'est affreux. Mais que voulez-vous... Y'en a qui travaillent dans ce monde!!
Je vous raconte mon stage?? ("Ouais!!!!!!!!!!!!!!!!!") OK.
Il était une fois une gonzesse qui faisait un stage. Elle travaillait dans une télévision locale, où les gens étaient trééééés gentils, où elle apprenait pleiiiiiiin de choses, où les journalsites prennaient beauuuuuuucoup de temps pourla former, et où elle était contente. Ils se marrièrent et eurent beaucoup d'enfants.
Vous n'y croyez pas hein?? Moi non plus. Pourant c'est vrai. Un stage génial avec des gens cool. La télé version "figurine". C'est plus petit mais tout aussi pro- voire plus! Mais c'est là justement, que le bas blesse (ceci dit entre nous, je vois mal un bas faire mal...). Pas sûre que ça se passe comme ça en rédaction nationale où le travail est divisé, partitionné entre desk et JRI, où on a le temps de rien, et certainement pas d'apprendre un métier. Bref, après les doutes... les doutes.
Le bonheur quand même, qu'on se rassure! Prochaine étape: trouver un contrat de professionalisation. Ca va pas être du gâteau. Je suis optimiste. D'ailleurs toujours très étonnée qu'on ai pas gagné cette foutue coupe du monde...!! Allé, les loulous. Soyez indulgents avec moi quant à mon débit de messages.
I love you, I love everybody, I love earth. I'am too happy...Gros délire peace and love et tout et tout. Ciao.

06 septembre 2006
Lisez, no comment.
http://www.communication-sensible.com/articles/article0148.php
04 septembre 2006
Mocassins
J'ai pas révé, ils me mettent de la pub pour les chaussures maintenant!!
Oui forcément, j'ai aussi plein de gens qui font des recherches sur le jean et le talon aiguilles et qui atterrissent ici... Bonjour à vous chers passagers de la fortune cybernétique :)